Témoignage : la passion tue le quotidien

Témoignage : la passion tue le quotidien

Bonjour,

Voici mon histoire, notre histoire, telle que j’ai essayé de la raconter. Je précise (s’il en est besoin) qu’il s’agit d’un texte personnel, sincère, écrit la semaine dernière, avec la relecture attentive de ma « partenaire ».

Merci encore à vous.

J’ai 46 ans, j’habite une petite ville de province, et je suis marié depuis une vingtaine d’années. La passion, progressivement tuée par le poison du quotidien, avait quitté ma vie, sans que je puisse alors mettre des mots précis sur ce manque. Après avoir lu un article dans la presse sur Gleeden, intrigué, je me suis inscrit, « pour voir ». J’ai rapidement envoyé un message expliquant ma démarche à quelques personnes dont le profil me correspondait, et que j’avais envie, apriori, de mieux connaitre et de découvrir.

L’une d’elles m’a répondu, le soir-même, et ce fol été 2010 a alors débuté et s’inscrira à jamais dans ma mémoire. Mon « book privé » ayant dû lui plaire, elle m’envoya une photo d’elle, une simple photo prise dans le miroir de sa salle de bain. Je tombais immédiatement sous le charme de cette image, « dans le piège » comme elle me dira plus tard.

Nous nous sommes vite rendu compte, au fil de nos échanges, que des sentiments forts passaient dans nos messages, nous ne parlions pas encore d’envies dévorantes de caresses, mais de ressentis partagés à travers nos vies respectives, de l’amour qui se transforme en autre chose avec les années, des virages de la vie, d’enfants qui quittent le nid, de la nécessité de ne pas s’oublier, de la passion qui s’éteint et des rêves oubliés. Nous partagions tellement de complicité dans ces messages secrets et cachés, tellement de livres et de films que nous avions aimés, adorés, conseillés et partagés, que nous décidâmes de nous rencontrer, quelques minutes, à la faveur d’une de ses visites en ville.

Pourquoi espérer prolonger une relation épistolaire, si elle ne débouche sur rien d’autre ? Le jour J, qu’il fut difficile de se séparer après ces quinze minutes dans les rayons d’une librairie… Nos yeux se parlaient et se comprenaient, nos cœurs étaient à l’unisson et nos sourires déjà complices. Nos messages devinrent plus riches, nos rencontres se multiplièrent.

Cela nous faisait peur, nous tombions amoureux, en se l’avouant, chacun à son rythme, l’un rattrapant l’autre par ses confidences pour se laisser dépasser ensuite, c’était un délice oublié depuis si longtemps. Nous découvrions toutes les astuces, lieux et émois des couples illégitimes, les weekends pluvieux interminables avant de pouvoir se reparler, les réunions qui se prolongent le soir pour trouver le temps de s’écrire, les kilomètres parcourus le cœur en feu pour quelques instants de bonheur volés. Après trois jours, le manque de ne pas voir l’autre ou de ne pas l’entendre devenait insupportable, c’était une boule au cœur qui gonflait, enflait, pour enfin se dissoudre en parcelles de plaisir à ces seuls mots: « allo…c’est moi… ».

Comment accepter cette situation, tout en continuant de vivre, comme avant, alors que rien n’était plus, et ne serait jamais plus, comme avant ? Nous apprîmes à le faire, avec l’aide de l’autre, et seul, en accord avec son cœur. Un romantique et une « fleur bleue » qui tombent amoureux, après tant d’années de vie de couple et de fidélité, ce sont aussi des moments difficiles, des doutes, de la culpabilité, des remises en cause, des questions sans réponse, et des moments de solitude, de peur et de désarroi, face à soi et à ses choix.

Du premier je t’aime que l’on s’avoue et qui fait dérailler le cœur, des poèmes maladroits dictés par le souvenir de l’autre, des caresses sensuelles échangées lors de rencontres en des lieux apaisants et rassurants, nous découvrions et redécouvrions les miracles provoqués par l’amour, élixir de jouvence dont nous avions alors la certitude d’être les seuls au monde à connaitre le secret.

En plein « gagatisme » d’ados, mais avec le recul apporté par une relative expérience de la vie, et au final cette sensation d’être, enfin, comblés, et heureux. Aujourd’hui nous traversons ensemble cette zone de turbulence avec délice et partageons le bonheur d’être unis dans le secret de Gleeden.

Merci, sincèrement, Gleeden, pour permettre à ces moments d’exister.

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