LIBERATION : Gleeden, carrefour des infidèles

LIBERATION : Gleeden, carrefour des infidèles

Lancé il y a deux ans, le site de rencontres extraconjugales cartonne. Sans hypocrisie, ses membres s’y ébattent avec légèreté.

Sarah a «un profil classique» : «mère de famille de 45 ans, quinze ans de mariage». Depuis septembre, elle rencontre clandestinement des hommes qu’elle trouve «intelligents, beaux» : managers, banquiers, écrivains… «et même un acteur porno», ajoute-t-elle. Elle rentre en contact avec eux sur Gleeden, un site de rencontres pour personnes mariées ou en couple, créé il y a deux ans. «Beaucoup étouffent dans leur couple et sous la pression familiale et professionnelle. Cela leur évite de péter un câble. Ce n’est pas qu’un plan cul. On peut aller voir une expo, boire un café.»

«Courtois». Gleeden (contraction de glee, «joie» en anglais, et Eden) s’affiche comme«un site de rencontres extraconjugales». Pas hypocrite et franchement désinhibé. «Que vous recherchiez le frisson avec une femme mariée dans votre ville ou un amant à des milliers de kilomètres de chez vous, Gleeden accueille et met en relation les infidèles du monde entier», clame sa page d’accueil. Et ça marche : Gleeden revendique plus d’un million de membres dont la moitié en France. La majorité sont des CSP +, diplômés qui travaillent dans la finance ou le secteur de la santé, sont des professions libérales, ingénieurs, entrepreneurs. Ils s’inscrivent majoritairement depuis leur lieu de travail et souhaitent «tester leur pouvoir de séduction» (66%), «décompresser» (58%), «faire de belles rencontres» (57%), «assouvir leurs fantasmes» (49%).

Les femmes, dont 68% affirment «s’ennuyer au lit avec leur conjoint», sont moins nombreuses que les hommes. Elles y sont choyées, très sollicitées. «C’est flatteur pour l’ego, on devient vite addict», confie Sarah. «Les hommes doivent arriver à se « vendre », ils se montrent courtois. La dernière fois, un tombeur de 40 ans est venu au rendez-vous avec des fleurs», se souvient une habituée.

«Réconfort». Un 5 à 7, un flirt, un amant, plusieurs ? Tout cela à la fois ? Les membres de Gleeden ont des demandes variées mais aucun ne veut remettre en cause sa vie maritale. Cela tombe bien. Certains sont uniquement en quête de sexe. «On les repère vite à leur pseudo, plutôt vulgaires», relève une abonnée. «Ce sont ceux qui viennent pour la chasse», confirme une autre.

«Mais c’est davantage un site de rencontre qu’un site pour baiser», pense Anne, une joyeuse usagère. Beaucoup attendent davantage qu’un coup d’une heure. Justine, 35 ans, deux enfants, cherche, elle, «du réconfort», dans une «situation de solitude de couple». «Pas d’un tempérament volage», elle a besoin de se «distraire», de «combler un vide».

Mais les femmes infidèles ne sont pas toutes des Bovary qui s’ennuient. «Beaucoup de gens enrobent de sentiment leurs relations sexuelles car ils culpabilisent. Sur Gleeden, on n’a pas à se cacher, apprécie Anne. L’infidélité est acceptée pour les gens d’exception : comme Françoise Hardy et Jacques Dutronc, pour eux, ce n’est pas immoral, pourquoi ça le serait pour les autres ?»

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